On se l’est tous dit un jour, et aujourd’hui plus grand monde le cache : « je ferai ça demain » ou « j’ai la flemme ». On a tous choisi consciemment de regarder le dernier SLG au lieu de réviser cet exam. Puis le dernier What The Cut. Et n’oublions pas le dernier GoT ! Après c’est Topito et ses articles HYPER UTILE genre « Top 10 des citations philosophiques d’Homer Simpson, de belles leçons de vie » qui nous font de l’œil… Bon, on est pas sorti de l’auberge, quoi. Pourtant, l’exam en question, lui, il s’en fout : il est là, et il t’attend ! Salaud

Alors oui, je vous entends. Lire un article sur la procrastination, c’est déjà procrastiner (quand au fait de l’écrire, cet article, on en parlera pas). Alors d’accord, ok ! Mais imaginons que ça puisse être utile pour plus tard… ou même tout de suite ! Qui ne tente rien n’a rien, comme on dit !

Procrastiner, c’est quoi ?

D’après le Larousse en ligne, la procrastination, c’est une « tendance pathologique à différer, à remettre l’action au lendemain ». Et d’après un article du Monde Campus (Le Monde spécialisé dans les questions étudiantes), 50% des étudiants sont touchés. Selon une étude de 2014, le chiffre s’élève à 87% aux États-Unis, étudiants et lycéens confondus. Alors, en clair, ça veut dire que deux fois par an, en décembre et avril, en gros (ça dépend un peu des facs), plus d’un étudiant sur deux n’arrive pas à réviser. C’est quand même con que chaque année, on se remette presque tous dans les mêmes draps fripés.

Du coup, certains chercheurs et blogueurs ont tenté de trouver des solutions. Y’a même quelques mordus d’informatique qui ont créé des applis et logiciels exprès pour ça. Alors voilà, on va tenter de vous accompagner dans ces semaines de grosses galères, de prises de tête, de stress et de détresse. Et, qui sait, peut-être que cette fois-ci, vous n’aurez pas procrastiné pour rien ?

Quelques méthodes pour arrêter de remettre à plus tard

Le minuteur.

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Celui qu’on a tous dans la cuisine de nos parents -et qu’on a pas dans nos apparts étudiants, mais, heureusement, quelqu’un a inventé le smartphone-. En quoi il peut nous aider ? À mettre en place des périodes de travail précises. Parfois le problème, c’est qu’on sait plus ou moins quand on commence à se motiver, mais que l’idée de se lancer pour trois heures ou plus nous déprime aussi tôt. Le minuteur permet de se créer des temps de travail à 200% : on lance une minuterie de 25/30 minutes, durant laquelle on coupe téléphone, réseaux sociaux, mails bref, tout ce qui fait qu’on finit toujours par se retrouver à aller lire les citations Homerique (et non, je ne parle pas de l’Odyssée, malheureusement). L’intérêt c’est que, fixé sur un temps donné, on sait précisément quand viendra la distraction. 30 minutes, c’est pas énorme, mais c’est assez conséquent quand on est ultra concentré. Un temps court, ça permet aussi d’éviter de se noyer dans une trop grande tâche (genre, réviser le programme de l’année en une après-midi. Mais oui, on y croit tous). Du coup, on se sent pas comme une merde quand on remarque qu’on a pas fini. On se fixe un objectif raisonnable : ces prochaines 30 minutes, c’est le grand 1 du chapitre 1. Uniquement. Le reste, c’est pour plus tard.

L’idée est d’ensuite prendre 5 minutes de pause, pour ensuite revenir à une autre partie des révisions. Et ainsi de suite. Au bout de deux heures, une plus grande pause peut-être prise (genre, 15/20 minutes).

Faire des pauses.

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Autorisez vous, dans votre planning, une grosse période de vide. Par exemple, de 14h à 20h le mercredi, ou de 19h le samedi à 10h du mat le dimanche. Cette période de vide pourra vous permettre de faire des choses qui vous distraient, que vous aimez (regarder des séries, boire un verre avec des copains -toujours avec Modération, ou Sam, ça dépend, mais au moins un des deux-, lire, caresser son chat, aller sur Twitter, Instagram, Snapchat, Facebook, Pinterest, Tumblr, Sens Critique, LinkedIn -la vache, c’est qu’il y en a, des réseaux sociaux-, ou même lire Topito!). Pourquoi délimiter cette zone de plaisir ? Pour éviter de culpabiliser quand on la prend ! Et pour arrêter de se prendre la tête le reste de la semaine sur un truc qu’on devrait regarder, lire, partager… ça va, internet ne va pas s’envoler, ni s’arrêter de tourner. Ça sera encore là le jour de la pause, et ça permettra aussi de trier les infos.

La méthode d’engagement positive.

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Parlez-en a un de vos proches. Non, non, ce n’est pas une blague. Quand vous dites à quelqu’un que vous vous lancez dans quelque chose, c’est un peu inconscient, mais en vrai, c’est comme si vous signiez un contrat. Du coup, si vous remettez à plus tard et que votre pote vous demande où ça en est, bah, vous allez vous trouvez con de pas l’avoir fait. Au delà de l’aspect punitif relou, c’est aussi une belle motivation : vous vous êtes engagés, auprès de vous-même et d’un proche. C’est une promesse à tenir, et en plus pour la bonne cause.

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Quand la technologie s’en mêle

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Pour prendre conscience de notre « productivité ». Ce logiciel intègre toutes les activités de la vie quotidienne. Vous pouvez ainsi évaluer combien de temps vous passez par jours/semaines sur chaque application ou site internet. Vous pouvez également personnaliser le site : écrire vous-même vos objectifs ! Par ex, si on considère que Facebook devient trop envahissant et addictif, vous pouvez programmer le logiciel pour qu’il bloque l’accès à ce site après un certain temps de consultation. Pratique !

Self Control

C’est le même, mais en plus vicieux (beaucoup plus). Si vraiment vous n’arrivez pas à vous défaire des distractions, que lors d’une pause de 5 minutes vous finissez par une après-midi « buzz du net » (un peu comme moi), alors ce logiciel est fait pour vous. Oui, il est radical, oui, on va se détester d’avoir pensez un jour à l’installer, un peu comme un drogué en désintox’, mais à la fin de la journée, on finira probablement par le remercier -pour recommencer le lendemain-. Self Control va jouer pour vous l’appareil de censure : vous lui dites quels sont les sites/logiciel/applis que vous ne devez pas consulter durant une période donnée, et il bloque tout. Même si vous supprimez le logiciel, les sites resteront bloqués jusqu’à la fin du temps que vous aviez vous-même fixé. C’est vraiment traître, hein ? Mais on ne pourra nier l’efficacité ! 

(ce logiciel est uniquement pour Apple mais pas de panique, sur PC, c’est possible aussi grâce à StayFocused si vous utilisez Chrome ou LeechBlock pour FireFox)

Le mot de la fin

Bon, après tout ça, ces bonnes idées, astuces, et autres, il est temps de fermer cette page internet -et toutes les autres- pour aller bosser. Mon mémoire ne va pas s’écrire tout seul, et vos derniers exams ne se feront pas tout seul non plus. N’hésitez pas à commenter cet article pour éventuellement donner, vous aussi, vos astuces !

See You !

Une étudiante en master de psycho

qui veut sauver le monde,

en commençant par sauver nos exams

Sources (pour ceux qui souhaiteraient procrastiner un peu plus) :

Définition

Article du Monde Campus qui m’a inspiré

Un peu d’anglais pour quelques stats

Pour aller (un peu) plus loin (dans la procrastination « utile ») :

Quelques solutions en plus et des conseils de pros

Encore un peu

Pour les personnes un peu trop stressées pour réviser

Pour avoir d’autres idées de logiciels

N’y allez pas, c’est un piège!!