5615328997_d3c8fb3bba_b

Nouveaux rebondissements concernant l’attribution et le montant des bourses au mérite. Après avoir annoncé la suppression de cette aide supplémentaire destinée aux étudiants boursiers sur critères sociaux ayant décroché la mention Très bien au Baccalauréat, le gouvernement avait finalement décidé que ce complément serait maintenu pour l’année universitaire 2015-2016. Son montant avait été toutefois réduit de moitié (passant de 1 800 à 900 euros annuels). L’incertitude règne toujours quant au sort de cette aide pour l’année 2016-2017. Selon Metronews, les conseils régionaux d’Île-de-France et Rhône-Alpes-Auvergne ont décidé de répondre, chacun à leur manière, à ce désengagement de l’État.

Un rapport du Conseil régional d’Île-de-France en date du 4 mai 2016 prévoit ainsi le versement d’un complément de 900 euros annuels aux étudiants boursiers sous critères sociaux, « sous réserve d’assiduité aux cours et de présence aux examens » (conditions également exigées du CROUS pour tous les étudiants boursiers). Les bacheliers boursiers des académies de Paris, Versailles et Créteil ayant obtenu une mention Très bien verront donc le montant de leur aide inchangé. Cette aide régionale leur sera versée en dix mensualités, en plus de leur bourse sur critères sociaux, pour leurs deux premières années dans l’enseignement supérieur.

En Rhône-Alpes-Auvergne, le Conseil régional a opté pour une autre solution : une récompense de 500 euros, versée en une seule fois, pour leur entrée dans l’enseignement supérieur. En revanche, celle-ci sera octroyée à tous les bacheliers décrochant la mention Très Bien, sans conditions de ressources.

students-702090_960_720

La FABRIQUE se réjouit de ces décisions isolées et invite les autres Conseils Régionaux à en faire autant avec leurs étudiants les plus méritants et en particulier les plus démunis, à travers les étudiants boursiers. Pour 2014/2015, le taux de boursiers dans l’enseignement supérieur atteignait environ 35%. Il ne faut pas que le choix d’une Université pour un étudiant se fasse sur les critères de bourses attribuées, mais bien sur la formation proposée.

La FABRIQUE déplore par ailleurs que la crise des finances publiques ait conduit le gouvernement à diminuer le montant de cette aide, la jeunesse et le monde étudiant étant à nos yeux une priorité, que le candidat François Hollande devenu Président de la République avait également affichée comme une des siennes en 2012.

L’initiative de la région Île-de-France nous semble la réponse la plus adaptée à ce désengagement de l’État. En effet, elle concilie la récompense du mérite avec l’exigence de responsabilité budgétaire des pouvoirs publics en ciblant les étudiants ayant le plus besoin de cette aide. En situation de crise, la solidarité nationale doit pouvoir pleinement s’exercer, et surtout être dirigée vers les plus méritants, en l’occurrence ici les étudiants issus de milieux modestes, particulièrement frappés par cette crise.

Sources :

l’article de Métronews

Pour les chiffres